3- interface OBD (On-Board Diagnostics)
Un diagnostic embarqué, ou OBD (On-Board Diagnostics), est une intelligence qui permet de déterminer elle-même ses éléments défaillants (autodiagnostic)
L'OBD décrit les moyens à mettre en œuvre pour contrôler l’ensemble des composants du groupe motopropulseur affectant les émissions polluantes du véhicule tout au long de sa vie.
CHRONOLOGIE
À partir des années 1980, les constructeurs automobiles ont intégré massivement de l'électronique dans leurs véhicules, contrôlé par un calculateur de contrôle moteur. Ce calculateur moteur, appelé aussi calculateur d'injection, permet de gérer le fonctionnement du moteur et de détecter ou diagnostiquer les éventuelles défaillances, notamment les défauts générant de la pollution.
Les diagnostics embarqués sont devenus progressivement de plus en plus sophistiqués afin de permettre aux moteurs de respecter les seuils d'émissions polluantes réglementaires de plus en plus stricts. Aux États-Unis, c'est l'Agence de Protection de l'Environnement qui a fixé les premiers seuils standards.
Par la suite, les exigences règlementaires sont allées plus loin que ces simples seuils et se sont étendues aux méthodes et moyens à mettre en œuvre pour détecter toute perte de la capacité à maîtriser les émissions et en avertir l'utilisateur. Cette règlementation des diagnostics OBD est née en Californie en 1985.
AVANT L’OBD-II
Chaque marque avait sa propre prise de diagnostic et aussi son propre outil de diagnostic. Ainsi la lecture d’un défaut imposait d’avoir l’outil du constructeur ou parfois, un fil pour le comptage du nombre de clignotement d’une led.
L’emplacement n’était pas normalisé non plus, la prise diagnostic était le plus souvent dans le compartiment moteur à défaut d’être dans l’habitacle.
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OBD-II
L'OBD-II spécifie en particulier l'interface standard d'accès au système de diagnostics embarqués, et a été introduit dans le milieu des années 1990. La Californie, à travers le CARB (California Air Resources Board),a imposé OBDII à tous les véhicules vendus aux États-Unis à partir du 1er janvier 1996.
L'interface OBD-II permet la lecture des Diagnostic Trouble Codes standardisés, ou DTC (appelés défauts), générés par le système informatique embarqué, ainsi que les informations temps réel en provenance des capteurs connectés aux calculateurs de bord. La norme prévoit aussi l'effacement des DTC enregistrés par les calculateurs lorsque la maintenance a été effectuée.
Les voyants permettant d'alerter l'utilisateur des dysfonctionnements du moteur ont eux aussi été standardisés. Tout défaut pouvant mener à un dépassement des seuils provoque un allumage normalisé du voyant Malfunction Indicator Lamp ou MIL.
E-OBD et J-OBD
Basé sur la réglementation OBD US, l’E-OBD (ou European On-Board Diagnostics) est obligatoire en Europe depuis l’étape dite EURO3, la prise est OBDII 16 broches. Les défaillances qui mènent au dépassement des seuils d’émissions E-OBD sont détectées et indiquées par un voyant au tableau de bord, en restant stockées dans la mémoire du calculateur de contrôle moteur.
Ce système a été rendu obligatoire par la directive européenne 98/69/EC pour tous les véhicules à allumage commandé (essence) depuis le 1er janvier 2002 et pour tous les véhicules à allumage par compression (diesel) depuis le 1er janvier 2004. Ces deux dates s'appliquent aux véhicules particuliers de PTAC inférieur à 2,5 tonnes et non équipés du GPL/GNL. Les véhicules utilitaires et les véhicules GPL/GNL sont concernés au 1er janvier 2007.
Au Japon, c'est un système similaire, le J-OBD, qui est utilisé.
Emplacement prise OBDII : dans l’habitacle, à moins d’un mètre du volant (5 feet) et accessible depuis le siège du conducteur.
En pratique, souvent sous le volant, proche de la colonne de direction ou vers console centrale.